La route vers l’inconnu

Chapitre 2

La route vers l’inconnu

Un trajet en taxi, un arrêt au 7-Eleven, et une pensée en boucle : I made it.

Dans le taxi vers l’hôtel, j’étais collé à la vitre comme un enfant qui regarde des avions décoller pour la première fois, les yeux grands ouverts, scintillants d’émerveillement. J’étais attentif à tout. Absolument tout.

Je regardais les voitures rouler, les motos qui se faufilaient entre les files, les paysages que nous traversions, le trafic dense et désordonné qui formait pourtant une sorte d’harmonie étrange.

Et au milieu de cette observation fascinée, une question m’est venue : Est-ce que je pourrais conduire ici, moi ? Rien que le changement de côté de la route — conduire à gauche en Thaïlande alors que je venais de l’Allemagne — suffisait à me déstabiliser.

Mais malgré tout, une pensée ne cessait de résonner dans ma tête : I made it. Un rêve devenu réalité. Je l’ai fait. Me voilà enfin en Thaïlande.

Après quelques kilomètres, le chauffeur a soudainement garé la voiture juste à côté d’un 7-Eleven. Il s’est tourné vers moi et, dans un anglais approximatif, m’a demandé de l’attendre deux minutes. Et là, intérieurement, j’ai souri. S’il savait ce qu’il venait de faire…

Il m’avait laissé devant un 7-Eleven. Ce magasin dont j’avais tellement entendu parler, ce lieu presque mythique pour les voyageurs, et que je ne comprenais pas encore : pourquoi une simple chaîne de supérettes était-elle aussi célèbre ici ?

Je suis sorti, et sans réfléchir, je me suis rué à l’intérieur. J’ai attrapé deux boissons virales que j’avais vues sur TikTok. Oui, j’étais préparé pour ce voyage — presque trop. J’avais passé des mois à accumuler des informations, des conseils, des astuces. Tout ce qui pourrait m’être utile, tout ce qui pourrait rendre ce voyage encore plus fort, encore plus complet.

Après cet arrêt inattendu au 7-Eleven, on a repris la route vers l’hôtel. Je me suis installé au fond du siège, les paysages magnifiques défilaient à travers la fenêtre, et moi, je ne pouvais pas m’empêcher de sourire.

Le trajet a duré environ une heure. Une heure de découverte. Une heure d’émerveillement. Une heure qui annonçait déjà la suite : ce voyage allait être unique.

— Rogers